Augmentation du prix de la viande : Vendeurs et des consommateurs indignés crient leur colère





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Le gouvernement ivoirien a fixé les prix maxima du kilogramme de la viande de bœuf à "avec os" à 2.300 F à l’abattoir, chez les grossistes, à 2.500 chez les détaillants à l’abattoir et à 2.600 chez les autres détaillants dans le district d’Abidjan. Quant à la viande de bœuf "sans os", les prix maxima sont de 2.300 CFA, le kilogramme chez les grossistes à l’abattoir, à 2.700 chez les détaillants à l’abattoir et à 2.800 chez les autres détaillants dans le district d’Abidjan, selon une note cosignée par les ministres du Commerce et de l’industrie et des Ressources animales et Halieutiques.

Une information qui n’est pas du gout des bouchers, mais aussi  et surtout des consommateurs qui sont obligés de débourser beaucoup plus d’argent pour nourrir sa famille. Le jeudi 20 mai, nous décidons de faire le tour de certains marchés pour voir comment les populations accueillent  cette nouvelle augmentation de prix de la viande, après celle de mars 2020, consécutive à la pandémie de la Covid 19. 

Les coupures intempestives d’électricité ont favorisé cette situation qui ne nous plaît pas non plus. Imaginez que nous abattons les bêtes dans la nuit et si pendant l’abattage, il y a coupure d’électricité, nous sommes obligés d’arrêter et d’avant que le courant revienne. Et si le courant ne revient pas, nous vendons ce que nous avons sous la main. Et là, la demande devient plus forte que l’offre. Toutes les spéculations s’ouvrent à partir de ce moment.Ce qui fait que la viande commence à se faire rare ", nous a fait savoir  Edgar, un boucher que nous avons rencontré à l’abattoir municipal de Port-Bouët.

Cette majoration des prix subite est automatiquement ressentie par les consommateurs qui ne peuvent plus se payer le luxe de continuer à consommer de la viande. Les clients trouvent que les prix sont tellement élevés qu’ils ne savent même plus à quel saint se vouer. 

"Déjà qu’avec l’ancien prix, on pouvait plus se payer le luxe de manger de la viande tous les jours, nous ne sommes mêmes pas informés que les prix ont augmenté. J’arrive ce matin au marché avec mon budget et je me retrouve devant cette augmentation. C’est pas possible. On ne peut plus vivre comme ça. Il faut que les autorités fassent quelque chose sinon c’est pas bon. Le vendeur me fait savoir que le kilo de viande sans os est à 3000f et avec os à 2800f. J’ai été surprise de constater la hausse du coût de la viande ce jour. Et pourtant, le gouvernement a appelé au respect des prix", a décrié Mme Kouakou, rencontrée au grand marché de Marcory. 

Même son de cloche pour M. N’doumi, un père de famille qui a décidé que désormais, sa maisonnée se tournera vers d’autres protéines.

"C’est infernal ce que nous vivons. Avec nos revenus combinés mon épouse et moi, nous ne pouvons pas garantir à notre famille de consommer de la viande. Désormais, nous consommerons du poisson, des pattes de bœufs, etc. Que les autorités sauvent le peuple car avec toutes ces mesures que nous subissons chaque jour,  nous nous asphyxions"  a t-il affirmé, avec un brin d’amertume.

Le constat est que malgré les injonctions et les menaces des ministres du commerce et de l’industrie   Souleymane Diarrassouba et des ressources halieutiques Sidi Touré, les prix pratiqués sur les marchés sont loin de ceux indiqués. Et c’est la population qui paie le lourd tribu de cette situation. Il convient donc que ces derniers fassent descendre des équipes de contrôle sur le marché pour faire respecter les vrais prix. Ce qui permettra de sanctionner les contrevenants à cette disposition.

Solange ARALAMON

 

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