Le rêve est permis







Tous les rêves, dit-on, sont permis. Même les plus fous, utopiques et irréalisables. Ce samedi 31 octobre, la Côte d’Ivoire va écrire une nouvelle page de son histoire à l’occasion des élections qui vont se tenir. Les opposants eux, ont décidé de tout mettre en œuvre pour empêcher la tenue de l’élection. Depuis la France, Guillaume Soro, qui est devenu leur espoir numéro un a promis au monde entier qu’il mettrait tout en œuvre pour bloquer le processus électoral. Abonné aux coups de force, Soro n’écarte aucune option. Il est surveillé comme du lait sur le feu par le régime d’Abidjan qui a découvert tous ses stratagèmes. Le régime ivoirien reste malgré tout serein et imperturbable malgré l’apocalypse que lui promettent nos opposants des salons feutrés depuis des lustres. Le plus triste, est que les adversaires d’Alassane Ouattara ne font aucun effort pour faire le constat que les Ivoiriens sont fatigués de leurs inconséquences. Leurs yeux ne voient pas tous ces chefs de village, canton, de tribu et leur peuple qui ont choisi de s’aligner derrière Ado. A chacune de ses apparitions, malgré le climat de terreur qu’ils ont créé, les Ivoiriens sont mobilisés derrière ADO. Bédié et sa compagnie  sont obnubilés par le rêve d’une transition qui doit débuter dès le 1er novembre, au lendemain du scrutin présidentiel. Affi Nguessan et tous les autres rêvent de participer à un gouvernement nzassa sans programme de gouvernement dont l’unique objectif est de manger, de caser tous les désœuvrés de leur bord et surtout de pomper en toute impunité les caisses de l’Etat. Ils rêvent d’un gouvernement où nul n’est responsable de quoi que ce soit. Hélas ! Tous les rêves sont permis. Mais avec l’engagement ferme du Président Ouattara, il n’est pas certain que ces gens qui ont détruit le pays et écrit les pages les plus sombres de son histoire reviennent aux affaires. Leur rêve de voir les Ivoiriens s’entretuer a peu de chance d’aboutir au résultat escompté vu que le peuple dans sa grande majorité et diversité a tiré les enseignements des crises précédentes qui ont provoqué 3000 morts. Leur rêve est de voir les forces de sécurité et de défense ouvrir le feu sur leurs manifestants armés de machettes, de gourdins et de fusils de calibre 12 afin d’utiliser les images pour faire le tour du monde. Quel cynisme! Depuis quelques semaines, les opposants ont lancé un appel à la désobéissance civile qui n’intéresse qu’une minorité d’individus  à Bonoua, Divo, Daoukro, Gagnoa, Dabou, Sikensi, Bongouanou. Tout compte fait, sur 500 localités du pays  il n’y a que dans 25 où un groupuscule d’individus a prêté une oreille attentive à l’appel au trouble des opposants. Ces derniers auraient dû en tirer les conséquences pour changer de paradigme. Que non ! Ils préfèrent s’engouffrer sur cette voie sans issue faite de trouble et d’incertitudes.

A contrario, les démocrates ivoiriens, les vrais, épris de paix,  eux, rêvent de voir Ouattara rempiler pour le 1er mandat de la troisième République grâce à un vote massif ce samedi. Les hommes d’affaires et tous les opérateurs économiques rêvent de participer à un scrutin apaisé et sécurisé pour sortir du cycle de la violence. La communauté internationale (Onu, Ue et Cedeao) qui ont ignoré les appels pathétiques de Bédié rêve d’assister à une réélection propre de Ouattara, sans aucune bavure. Ceux qui depuis deux ans préparent une transition en lieu et place de l’élection peuvent continuer de rêver. A leur réveil, une nouvelle Côte d’Ivoire aura déjà pris son envol avec Alassane Ouattara au gouvernail.

SW

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