La réalité implacable







L’opposition ivoirienne est véritablement embourbée dans ses stratégies visant à faire partir Alassane Ouattara par une insurrection populaire ou armée. Son appel à la désobéissance civile ayant essuyé un échec, elle a décidé de remplir le stade Houphouët-Boigny et d’y rester jusqu’à ce le pouvoir consente  à lui offrir une transition politique. Encore un échec. Les Ivoiriens refusent de venir remplir les gradins du Félicia. Signe des temps, sur les 40 cars qui devraient venir de Bonoua, seuls 8 ont pu faire le plein de militants. Il fallait donc trouver un justificatif fallacieux pour dire que les militants ont été empêchés de se déplacer. Rien que de l’esbroufe. Toutes les mayonnaises concoctées par Bédié, Affi Koulibaly et compagnie ne prenant pas, ils ont mis sur la table une nouvelle et ancienne formule : boycott actif des élections. Ils invitent les Ivoiriens à ne pas retirer leurs cartes d’électeurs. Mais là encore, ils ont mordu la poussière. Les Ivoiriens ne les écoutent pas. Les rangs devant les centres de retrait des cartes d’électeurs ne finissent pas de s’allonger. Sur les 10 000 centres de retrait des cartes, ils ont pu saccager une vingtaine selon le Premier ministre Hamed Bakayoko. Si les opposants de Cote d’Ivoire étaient de bonne foi, ils auraient dû en tirer les conséquences et comprendre qu’ils « ne crient pas fort » et que leur message ne passent pas auprès de la jeunesse ivoirienne qui est fatiguée de leur tango.  Le ‘‘référendum’’ sur la candidature de Ouattara a lieu en ce moment dans le pays. Ceux qui sont favorables à la candidature du président du Rhdp sont les plus les nombreux. Même les aveugles voient cela. Et c’est ce qui justifie la tiédeur de la communauté internationale face aux appels répétés et pathétiques de l’opposition. Le monde entier a vu la mobilisation du Félicia, celles d’Ebimpé, de Bouaké et de Man. Le secrétaire général de l’Onu a ses représentants à Abidjan qui voient très bien le rapport des forces sur le terrain. La communauté internationale sait que cette Cei est de loin meilleure à l’ancienne. A son sujet, le problème est encore plus simple à régler. Au moment où l’opposition avait trois places au sein de la commission centrale, Affi l’avait validée. Pourquoi c’est lorsqu’on lui donne quatre places qu’il la récuse ? Par son attitude de rébellion, Affi achève de convaincre que la Cei n’était pas aux ordres et ce n’était pas le pouvoir qui avait choisi les représentants de l’opposition.

De même, les Occidentaux que l’opposition appelle au secours ne feront jamais droit à une requête visant à dissoudre une Cour constitutionnelle. Aujourd’hui, aux Usa, on se bat autour de la nomination d’une juge conservatrice à la Cour suprême. Tout le monde connait ses penchants et dans quel sens iraient ses décisions mais personne n’ose demander la dissolution de la Cour parce que les juges n’inspireraient pas confiance. Cela infère que la revendication portant sur  la dissolution du Conseil constitutionnel est d’avance perdue. En définitive, il ne reste à l’opposition qu’une seule voie : aller aux urnes et perde en toute dignité. Dans aucun schéma électoral en effet, ni Affi ni Bédié qui n’ont jamais mis le pied ni à Odienné ni à Korhogo, à Bouaké, à Katiola, à Ferké, à Bouna, à Touba, à Man, encore moins à San Pedro ces trois ou cinq dernières années, ne peuvent battre Ouattara dans les urnes. Et c’est cela la raison de leur grande peur.

SW

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