Fêtes de fin d'année: Quand commerçants et clients se "cherchent"





Fêtes de fin d'année,commerçants.  Clients.


Vendredi 20 décembre 2019. Nous sommes à 5 jours de la célébration de la fête de Noël, la commémoration de la naissance de Jésus-Christ.  Nous decidons de faire un tour dans la ville pour voir la ferveur des préparatifs de cette fête chrétienne adoptée par toutes les obédiences car c'est le moment par excellence pour offrir des cadeaux aux enfants, en attendant la nouvelle année. 
Cette année,  notre tournée nous mène dans certains marchés et supermarchés,  chez des couturiers, dans des salons de coiffures, mais aussi sur le réseaux sociaux où  les ventes en ligne font la loi.
Le marché d'Adjamé, comme à ses habitudes est bondé de monde. Au point où les embouteillages sont inévitables.  Pourtant, les commerçants affirment que ce n'est pas la grande affluence.
"Cette année,  rien ne bouge. Les clients se font rares. Et les quelques uns qui entrent dans nos boutiques estiment que les articles sont trop chers. Alors que les années précédentes je faisais de bonnes recettes allant jusqu'à 1000.000f par jour, cette année,  jusque là,  j'atteinds à peine 200.000f", nous a confié  Mohamed, vendeur de chaussures  (dames et enfants) dans les alentours de la mairie d'Adjamé. 
Au marché de Belleville dans la commune de  Treichville et au grand marché de Marcory,  c'est le même constat.  Les commerçants qui pour certains dorment dans leurs magasins.
C'est le cas de "Tantie Géné" rencontrée à Belleville qui dit ne rien comprendre dans la situation de cette année. Selon elle, les clients viennent demander les prix et continuent leur chemin. 
Dans les  supermarchés et grandes surfaces, les rayons de ventes de décorations de Noël et de cadeaux sont les plus visités par la clientèle. 
Dans les magasins "Chic Shop" d'Adjamé et de la Riviera-Palmeraie, mais aussi "Orca Deco" et "King Deco" sur le boulevard VGE de Marcory, ce sont les hauts parleurs qui distillent des sonorités en vogue en vue d'attirer la clientèle. Un tour dans ces espaces a permit d'avoir une idée de l'affluence.  
A la caisse,  une jeune dame qui paie sa facture avec une carte cadeau nous révèle que cette année elle a dû se contenter d'une carte de 50.000f , là oû les années antérieures,  leur entreprise contentait à leur donner des cartes de 200.000f pour offrir des cadeaux à leurs enfants.
"Les temps sont devenus  trop durs. Il est difficile aujourd'hui de faire plaisir aux enfants" ajoute t-elle .
La situation n'est guère différente chez les couturiers et les coiffeuses. Eux qui continuent de se tourner les méninges. 
"Cette année,  ce sont les perruques qui marchent. Les filles n'ont plus le temps de passer des heures à se faire coiffer. Elle passent leurs commandes et viennent les récupérer", nous a fait savoir Fatim, une coiffeuse. 
La razzia des vendeurs en ligne
S'il y a une catégorie de personnes qui se frottent les mains en cette période, ce sont les vendeurs en ligne qui pullulent sur les réseaux sociaux. Ils sont les plus en vue par les populations qui se déplacent de moins en moins. Avec les livraisons payantes, ils font de bonnes affaires. 
En attendant la dernière ligne droite vers 2020, les ivoiriens cherchent les voies et moyens pour satisfaire leurs progénitures.
Solange ARALAMON 

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